Essonne : des élèves du lycée Parc-de-Vilgénis se penchent sur la qualité de l’air à Massy

Dans le cadre de l’atelier scientifique Vilgénis,
des élèves de seconde, première et terminale mettent au point « pollubike »,
un boîtier qui mesure les particules fines.

 Massy, le 3 janvier 2020. Des élèves du lycée Vilgénis ont créé, dans le cadre de l’atelier Vilgénis, pollubike, un détecteur de particules fines pour établir une carte de la qualité de l’air à Massy.
Massy, le 3 janvier 2020. Des élèves du lycée Vilgénis ont créé, dans le cadre de l’atelier Vilgénis, pollubike, un détecteur de particules
fines pour établir une carte de la qualité de l’air à Massy. LP/Cécile Chevallier.

Le 3 janvier 2020 à 19h16

Un petit nuage bleu que l’on accroche au guidon d’un vélo. Le « pollubike » n’est pas un objet de décoration, même s’il est plutôt stylé. C’est un petit boîtier qui mesure les particules fines. Plus largement, il s’agit d’une application visant à fournir en temps réel des données sur la qualité de l’air à Massy. Ce projet est développé depuis plus d’un an par les élèves de l’atelier scientifique Vilgénis, un lycée de la ville. Ils sont soutenus par la mairie et par le laboratoire innovation d’Ericsson.

Ce vendredi après-midi, en pleines vacances scolaires, Anaïs, Gabriel, Cyril, Théo et Maximilien cinq jeunes scolarisés au lycée Vilgénis sont volontaires pour présenter ce « pollubike » au public. Les plus courageux seront encore présents dans le hall de l’Opéra de Massy ce samedi 4 janvier de 9h30 à 12h30.

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« Au départ, nous voulions trouver un moyen pour avoir des données locales sur la qualité de l’air, détaillent les élèves. Des informations importantes pour les gens qui souhaitent faire un footing, ou qui veulent se promener en famille. » Mais qui n’existent pas à l’échelle d’une commune.

« Airparif [ NDLR : l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en région parisienne] déploie deux capteurs sur le territoire de Paris-Saclay et environ 70 à l’échelle de toute l’Ile-de-France, précise Jacques Taillet, professeur de mathématiques et animateur de l’atelier scientifique Vilgénis. À terme, nous voulons déployer une centaine de pollubike uniquement sur Massy. Cela permettra de s’appuyer sur des données assez détaillées. »

À l’intérieur du boîtier, qui a d’abord été vert et qui ressemblait à un petit conteneur pour le premier prototype, se trouve un détecteur de particules fines. Il envoie en temps réel les données à un serveur, qui les livre ensuite sous forme de cartes. Quand l’air est plutôt bon, des points verts apparaissent dans les rues ciblées, et quand l’air est pollué, les points deviennent rouges.Massy, le 3 janvier 2020. Le pollubike est une application qui mesure les particules fines dans les rues de Massy. LP/Cécile Chevallier.
Massy, le 3 janvier 2020. Le pollubike est une application qui mesure les particules fines dans les rues de Massy. LP/Cécile Chevallier.

Quatre « pollubike » sont déjà en état de fonctionnement, dont le premier a été prêté quelque temps à Nicolas Samsoen, maire (UDI) de Massy et cycliste. Quatre autres sont en cours de fabrication. « L’objectif est que d’ici fin mars, huit appareils tournent avec des cyclistes qui sillonnent la ville à vélo, annoncent Jacques Taillet et les élèves. Et dans l’idéal, une start-up pourrait ensuite se greffer au projet pour le commercialiser et en écouler une centaine. Le pollubike coûte 70 euros à la fabrication. »

Sans être encore à ce stade, ce pollubike a de quoi rendre fier les élèves. Cet atelier est ouvert à tous les lycéens, qu’ils soient en seconde, première ou terminale, en filière générale ou technologique. L’occasion, à raison de deux heures par semaine, de découvrir les sciences sous un autre jour.

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Le Lycée du Parc de Vilgénis de Massy (91)
bouscule les codes du rugby !

Le jeudi 11 avril 2019, les filles de la section sportive rugby du Lycée du Parc de Vilgénis à Massy (91) ont organisé une conférence sur la place des femmes dans le rugby. Cette conférence s’inscrit dans la suite d’une réflexion engagée par la section depuis le début de l’année sur le féminisme dans le sport. Pour nourrir leurs s réflexions, elles ont notamment reçu l’intervention de l’association Du côté des femmes, en mars 2019.En guise d’introduction, les élèves ont rappelé que les femmes constituent encore une minorité dans le rugby même si leur nombre augmente et atteint aujourd’hui les 17 000 licenciées en France. Le sport reste marqué par de nombreuses inégalités. Les femmes sont payées 2 000 euros par mois contre 50 000 euros pour les hommes. La pratique masculine est davantage médiatisée malgré un meilleur palmarès détenu par les équipes féminines ces dernières années.Alors qu’elles sont minoritaires dans les postes de direction, d’arbitre et au sein des équipes de staff, les femmes apportent une vraie plus-value au sport. Les élèves plaident donc en faveur d’une féminisation de la discipline et convoquent à ce titre plusieurs figures emblématiques : Audrey Zitter, première femme à entraîner une équipe masculine et Joy Neville, première femme à arbitrer un match masculin. Dans leur pratique quotidienne du rugby, les filles ont développé et pratiquentune nouvelle manière de jouer, fonder sur l’évitement. Dans leur formation dispensée au Lycée du Parc de Vilgénis, elles encouragent aussi la mise en place d’exercices mixtes : le jeu ceinturé ou touché ou bien le jeu avec rideaux défensifs.Après la conférence, Florian Rossi, professeur d’Education Physique et Sportive (EPS), a invité le public à participer à une table-ronde pour réfléchir à la question du genre dans d’autres disciplines sportives : la danse, la gymnastique ou encore le basket.Aidée par la vidéaste Garance Scharf, les filles déposeront une vidéo explicative illustrée avec des extraits de leurs entrainements, pour concourir dans la catégorie « Des femmes à l’initiative ».

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Un lycée de Massy enterre une capsule temporelle

 

Les élèves du lycée Parc de Vilgénis, à Massy (Essonne), ont enterré un silo en béton de 2 mètres de profondeur rempli d’objets du quotidien. Consigne : « Ne pas ouvrir avant 2067. »

LE MONDE | 23.06.2018 à 10h09 • Mis à jour le 23.06.2018 à 10h15 | Par Violaine Morin

A quoi ressembleront les lycéens en 2067 ? A quoi rêveront-ils dans cinquante ans, de quoi auront-ils peur ? Les élèves du lycée Parc de Vilgénis, à Massy (Essonne), ont eu l’occasion de se poser la question, depuis que l’idée d’enterrer une capsule temporelle dans le parc de l’établissement a germé dans l’esprit d’un professeur de lettres et d’histoire, Baptiste Pujol. Il faudra pourtant se résoudre à ne jamais satisfaire cette curiosité : « C’est un dialogue à sens unique. La réponse se trouve de l’autre côté », conclut l’enseignant au micro.

Une trentaine d’élèves et de professeurs sont rassemblés, vendredi 22 juin, pour cette « célébration mémorielle » un brin insolite. Ils encerclent un silo en béton de 2 mètres de profondeur, enfoui presque entièrement dans le sol. Une plaque vissée sur le couvercle intime l’ordre suivant : « Ne pas ouvrir avant 2067. » La terre battue devrait voir repousser de l’herbe, mais il est prévu que la cachette reste toujours visible. Sage décision, quand on sait que de nombreuses capsules temporelles ne sont jamais retrouvées. Elles peuvent alors alimenter tous les fantasmes, notamment aux Etats-Unis où l’enfouissement de souvenirs est devenu une tradition au tournant du XXe siècle.

Tampon buvard

Quelques minutes plus tard, les élèves y font descendre les objets du quotidien choisis par chaque classe. En 2067, on retrouvera donc dans la pelouse du lycée Vilgénis des journaux de tous bords – par « souci de représentativité ». Mais aussi une ancienne gazette du lycée, exhumée dans le bureau de la proviseure, au titre plutôt inspiré : Mammouth, le journal qui dégraisse. Date de parution : 1998. L’histoire ne dit pas si cette publication a survécu au mandat de Claude Allègre, l’auteur de la célèbre injonction à « dégraisser le mammouth », qui quitta ses fonctions de ministre de l’éducation deux ans plus tard.

Baptiste Pujol brandit ensuite divers symboles du monde actuel : un pot de Nutella vide, « avec l’espoir que l’huile de palme aura disparu de notre alimentation dans cinquante ans », une pièce de 2 euros, « témoin de nos interrogations sur le futur de la monnaie unique ». Mais il y aura aussi les résultats du premier concours de nouvelles jamais organisé à Vilgénis, sur le thème « Imaginez le monde en 2067 ». Les dix candidats ont vu leurs œuvres éditées et imprimées dans un petit livret.

Un élève, décidé à « troller les gens de 2067 » (un verbe qui désigne le fait de harceler quelqu’un sur un réseau social), y a également glissé des vestiges d’une époque déjà révolue, pour brouiller les pistes : un tampon buvard, l’un de ces atroces stylos raccordés à un support par une chaînette, que l’on n’utilise guère plus qu’au guichet de la poste, et une cassette vidéo d’un enregistrement de 1993 du Bébête Show. C’est son professeur d’histoire, Florent Marcuzzi, qui relate cette gentille subversion, sourire aux lèvres. Nous convenons ensemble que l’idéal serait de pouvoir glisser dans la capsule, avant sa fermeture définitive, le lendemain, un exemplaire du Monde paru le même jour. Avec, en page 9, une surprise pour les élèves de 2067.

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